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Jean-Yves Bocher, une peinture qui cultive l’aléatoire

Jean-Yves Bocher vit en Bretagne. Dans les années soixante-dix, cet artiste autodidacte explore une peinture figurative dans la tentative de représenter sa vision des choses. Mais, très vite, il cherche un mode d’expression qui lui permet de se libérer davantage.

Attirer par la philosophie orientale, sa peinture devient trace, signe, pour aboutir aujourd’hui à une expression de l’aléatoire sur grands formats.

« Pour moi la peinture n’est pas dissociable de la vie, elle s’intègre complètement dans celle-ci au quotidien, et je crois qu’elle contribue à nous élever un peu plus vers l’inconnu.

De plus en plus, je travaille dans l’instant, le spontané, ce qui me préoccupe c’est l’inattendu. »

 

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Quand Jean-Yves Bocher peint … le travail – vidéo 6′

 

Rencontre avec Sébastien Ruiz, sculpteur métal

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Je m’appelle Sébastien Ruiz, j’ai 46 ans et ça fait une dizaine d’années que j’ai commencé le travail de la sculpture. Avant je m’amusais, je bricolais…  mais ça fait une dizaine d’années que je m’y suis mis. Et à fond, cela fait 4 ans, quand j’ai commencé à exposer dans les galeries.

Mon parcours, c’est celui d’un autodidacte. J’ai appris avec d’autres artistes. Pendant deux ans, je suis allé aux cours du soir des Beaux-arts de Clermont-Ferrand. Mes connaissances m’ont amené à découvrir d’autres artistes. Le peintre Thomas Pécha m’a apporté beaucoup, et Luis Marcel aussi[1]. Tout se fait petit à petit, mais ce qui compte beaucoup dans l’art, ce sont les rencontres.

Le monde des galeries ? C’est encore autre chose. J’ai des commandes, mais vis-à-vis des galeries il faut que je fasse attention… Je ne suis pas encore mis trop en avant dans les galeries, mais un jour ou l’autre… Je ne suis pas dans l’art officiel… plutôt dans l’outsider, je ne sais pas comment on peut interpréter mon œuvre.

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Rencontre avec Noriko Fuse, peintre-graveur

Noriko Fuse est une artiste d’origine japonaise qui habite et travaille à Paris. Peintre, graveur et lithographe, elle est aussi polyvalente dans son art que dans sa culture. Dans cet entretien qu’elle a bien voulu nous accorder, elle nous parle  de ses œuvres d’une belle force tranquille.

 

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Avant même d’avoir eu l’idée de devenir une artiste, je suis allée dans un lycée de beaux-arts, parce que c’était un lycée très (très) libre. Et c’est l’idée de liberté qui m’a attirée. J’ai tenté le coup et j’ai été sélectionnée. C’était un lycée comme les autres avec en plus un peu d’art, donc j’aurais pu choisir n’importe quel autre parcours après. Mais finalement ça m’a beaucoup plu, donc j’ai continué… et je continue toujours.

Après le lycée, j’ai suivi les beaux-arts à Tokyo jusqu’au diplôme. J’ai été étudiante jusqu’à l’âge de 26-27 ans, parce que c’était très bien comme ça, j’avais de la place et je pouvais profiter du matériel qu’il y avait à l’université. Quand en troisième année, il a fallu choisir une spécialité, j’ai choisi les estampes, tous les types : lithographie, gravure, sérigraphie. J’ai tout appris et en 1993, j’ai reçu un prix de concours[1] pour continuer mes études à l’étranger…. C’est comme ça que je suis venue en France.

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